La croix au centre de l’histoire - Un tableau de Florence Dubois

Cette fresque présente le déroulement de l’histoire humaine d’après le récit biblique. Le tableau se lit de gauche à droite.

En bas à gauche apparaît notre planète : l’artiste a utilisé un produit granuleux pour insister sur la matérialité de la création. On perçoit aussi d’autres planètes de notre système solaire.

Ensuite on voit nos premiers parents à côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Adam avait reçu l’ordre de ne pas en manger le fruit mais la proposition du serpent d’être « comme Dieu » était trop forte. Ce désir d’autonomie (ce qui veut dire littéralement : créer ses propres lois) a entraîné l’humanité vers des maux innombrables tout au long de notre histoire.

Alors tout devient noir mais Dieu cherche à reprendre le contact avec les habitants de la planète Terre et établit une alliance avec le peuple hébreu comme « tête de pont » vers l’humanité. Il leur communique sa volonté, connue sous le nom des Dix Commandements, gravés sur deux tablettes de pierre que l’on retrouve sur le tableau.

Au milieu de la fresque se dresse la croix – sombre contre le ciel sombre, et dressée sur la terre ocre du Moyen-Orient afin de souligner l’historicité de la crucifixion. Jésus a accepté la mort sur la croix par amour pour nous, car c’est ainsi qu’il a porté, à notre place, le châtiment que nous méritions à cause de notre rébellion envers Dieu. Mais derrière la croix, l’aube d’un nouveau jour pointe et un chemin mène vers la vie avec Dieu.  Au bout de ce chemin, une nouvelle vie en relation avec Dieu est désignée par une aile de colombe qui représente le Saint-Esprit. En effet, celui-ci vient demeurer chez le croyant lors de sa « nouvelle naissance » comme Jésus l’a annoncé.

La réconciliation avec Dieu permet l’épanouissement de chaque personne qui se tourne vers lui et cela est illustré par la verdure en-dessous de la colombe. Néanmoins le chrétien continue de vivre dans ce monde qui s’oppose à Dieu et les couleurs sombres à cet endroit mettent en évidence cette autre réalité dans sa vie.

Enfin, selon la promesse biblique, les croyants, déjà décédés ou encore en vie, seront transformés à la fin du monde pour accéder à une nouvelle existence sur la terre renouvelée. L’artiste a utilisé le même procédé artistique en haut à droite pour évoquer le début de la fresque et la continuité du projet de Dieu pour ceux qui ont accepté son offre de réconciliation. Le passage à un nouveau mode de vie ressemble d’ailleurs à la mutation d’une chenille en papillon dont on aperçoit l’aile à cet endroit du tableau.  Pour finir, les couleurs à droite ainsi que le carré doré rappellent la description symbolique de ce nouveau monde, sous les traits de la Nouvelle Jérusalem, que l’on trouve à la fin de la Bible, dans les derniers chapitres de l’Apocalypse.